Dimanche le 26 août 2018
Bon, enfin, j'ai un peu de temps pour écrire, c'est que depuis plus d'une semaine, Angèle et moi sommes occupés a faire notre bois de chauffage à la maison, on devrait avoir la paix de ce coté jusqu'en 2022.
Je reviens sur mon périple, en effet, lorsque je constate que faire le sentier de la SIA semble risqué, a cause de la mauvaise signalisation et mon problème de santé, et comme par hasard, j'ai dans mon sac à dos l'horaire des bus Orleans Express, que j'avais gardé avec moi pour allumer un feu, je consulte celui-ci et je vois que si je reviens à Matapédia, je n'aurais qu'à attendre environ 90 minutes pour le bus qui me ramènera à Gaspé, pour aller chercher mon camion. Mais je ne suis pas trop de bonne humeur, partagé entre rage et découragement.
Donc je prends le bus pour le retour, il y a beaucoup de gens dans le bus, et beaucoup de bruit, et je ne suis pas patient en plus, 6 heures de bus dans ses conditions, hum! hum!
Mais à mesure que l'on s'approche de Gaspé le bus se vide, et le dernier 2 heures je suis pratiquement seul avec le chauffeur, Michel, de son nom, un jeune de 26 ans, fort sympathique, qui conduit un bus, comme son grand père, qu'il n'a pas connu mais dont il a vu plusieurs photos de celui-ci posé près d'autobus Voyageur, ce qui lui a donné la direction de sa vie de travail. Une bien belle jasette avec Michel, qui m'a donné la chance de ventilé ma rage et d'avoir un bel échange sur les choses importantes de la vie, ce jeune homme m'a donné un autre façon de voir ma situation.
Bon, il est près de minuit, c'est les vacances de la construction au Québec, pas de place au motel où est mon camion, et un peu tard pour me trouver un camping, je me résigne à coucher dans la boite de camion dans la cour du CEGEP de Gaspé, j'y est passé une bonne nuit finalement, comme je l'avais fait quelques nuits auparavant à mon arrivé à Gaspé après avoir fait le tour de mes dépôts de ravitaillement pendant 2 jours.
Le lendemain, je dois trouver un endroit pour faire réparer les freins sur le camion, en effet ceux ci ont bien chauffé sur la cote de la Gaspésie, dans les montagnes russes le long du fleuve. A Rivière au Renard, je trouve un garagiste bien sympathique et sa conjointe, Martin et Sonia, il commande les pièces pour réparer le camion, et il sera prêt le lendemain, je remercie Rodrigue, le mécanicien très compréhensif de ma situation et qui active la réparation, on est un vendredi, je ne veux pas passer ma fin de semaine dans ce petit village. Je suis toujours enragé et découragé, ou plutôt très déçu de la tournure de ce voyage, mais de rencontrer des gens aussi sympathiques, adoucit ma peine et m'occupe l'esprit.
Je ne savais pas, a ce moment là, mais c'était le début d'un merveilleux voyage...
La suite bientôt.
Richard, le petit marcheur
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