vendredi 31 août 2018

Photos

Encore le camion...

Vendredi le 31 août 2018

Le vendredi matin, je me prépare pour partir du camping du Mont Albert, direction la ZEC de Cap-Chat, pour aller au chutes Hélène et autres sentiers, en plus de récupérer une boite de ravitaillement au Petit saut, au pied du Mont Nicol-Albert, ainsi qu'une autre boite au Post John du coté ouest de la réserve faunique de Matane.

Mais mon camion me pose encore des problèmes, cette fois c'est l'antifreeze qui coule, je dois me faire remorquer jusqu’à St Anne des Monts, impossible d'avoir un RV au garage, ils sont tous *booker* pour les 2 semaines à venir, ca ne va pas bien...Je rejoins une remorque grace à CAA, et 1 heure plus tard, me voilà assis dans la remorque avec Samuel, tout au long du trajet, il téléphone à des garages et vient a bout de m'avoir un RV dès notre arrivée à St Anne des Monts, vraiment un chic type, efficace et bien plaisant à jaser. Il me dépose, avec le camion dans un garage, le propriétaire Matthieu Chanel, un jeune de 26 ans, très bon mécanicien, regarde le problème sur le camion et me dit qu'il sera prêt lundi en fin de journée, il a téléphoné a son client et a retardé son RV prévu pour lundi en après-midi pour pouvoir faire le travail sur mon camion. Il commande les pièces de Matane, et me donne une *ride* pour aller louer une voiture pour 3 jours, la seule voiture disponible est une vanette dodge 2018, vous savez celle qui a des sièges qui se camoufle dans le plancher, je la prend, en me disant qu'ainsi, je pourrais me promener et continuer mes randonnées dans la ZEC de Cap-Chat, et en plus, comme l'intérieur de cette vanette est plus grand que ma tente, je pourrais y coucher, je sauve sur les motels. Hi! Hi!

Je pars donc vers les chutes Hélène, m'installe dans l'aire de stationnement et y fait du camping, il fait beau et chaud, trop chaud même, à mon goût. Le samedi matin, tôt, j'entreprend le sentier de mes belles chutes Hélène, quelques 8 km, mais je connais ce sentier par coeur, pour y être aller quelques dizaine de fois depuis 2006, elle sont toujours aussi magnifique et j'y retrouve cette grande sérénité que j'ai l'habitude d'y retrouver à chacun de mes passages a ses chutes, je dine et grignotte, toujours émerveillé par sa hauteur et la tranquillité qui y règne, comme toujours. Ses chutes me ressources tellement, définitivement l'endroit où je me sens en communion avec notre terre. En fait, lorsque j'ai de mauvaises nouvelles, coté santé ou autre, j'essais d'aller m'y réfugier, et y prendre des décisions, et ce malgré les quelques 2000 km en voiture, et les 8 km de sentier qui m'en sépare. Définitivement mon endroit préféré...

Dans ce sentier j'ai rencontré un gars de Québec, amateur de photographie, André de son nom, il a loué un chalet au lac Joffre, non loin de là, on a placotté un peu, et il m'a montré des photos de toute beauté sur sa caméra.

À mon retour des chutes Hélène, je rencontre, dans le stationnement ou je campe avec la vanette, un couple de Matane, je crois, des fans de randonnée, Céline et Mike, des gens très sympathiques, eux aussi, on a échangé sur les équipements de randonnée et ils m'ont parlé du Mont Nicol Albert, à quelques km du stationnement, c'est le sentier que j'ai fais le dimanche matin, plusieurs chutes, sûrement une dizaine en tout, un beau sentier, mais comme c'est la SIA, c'est assez mal balisé, un gros manque d'entretien en fait. Bien que je n'ai pas fais le sentier au complet pour me rendre tout en haut du Mont Nicol Albert, l'excursion en valait bien la peine, j'ai fait environ 8 km pour l'aller et retour, une bien belle marche.

À un moment donné, alors que je me suis arrêté pour la pause diner tout à coté du ruisseau Beaulieu, un homme apparaît derrière moi, sortant de l'eau et des broussailles, il était accompagné de 7 autres personnes et me disait qu'il faisait un sport que je ne connaissais pas, du *canyonning*, en fait ses gens descendent les rapides et la rivière dans l'eau, un mélange d'homme grenouille et d'alpiniste, mais j'ai fais un méchant saut lorsqu'ils sont sorti de l'eau attriqué comme ca.

Assez pour aujourd'hui, je mets des photos tantôt.

Bonne journée.

mardi 28 août 2018

La suite de la suite

Mardi, le 28 août 2018

Encore la suite.

J'ai passé environ 4 nuits au camping du Mont Jacques Cartier, et j'y est fais de belles rencontres.

Je me suis lié d'amitié avec un couple de Victoriaville, Caroline et Pierre Louis, ils sont dans la vingtaine, très sympathique, ont a jasé auprès du feu un soir avec du bois que je leur avais volé plus tôt dans la journée, et un autre couple, Florence et Antoine, se sont joint à nous, un bien beau moment.

En plus d'Alexandra, la garde parc, qui venait me voir à tous les soirs et prendre de mes nouvelles, et de mes randonnées de la journée.

Alexandra et moi, on s'est vu a tous les soirs, même au camping du Mont Albert, elle venait jaser avec moi, une femme très attachante, un ange gardien en fait, tout comme Johanne du camping Jacques Cartier.

Vous savez parfois l'attitude d'une personne peut faire toute un différence dans votre vie, ou du moins dans une partie de celle ci, et c'est ce que cela a fait dans ce voyage, la façon d'être de Johanne , ainsi que celle d'Alexandra a changé en tout point ce voyage qui semblait, me semblait un désastre.

Elles ont été au bon moment , au bon endroit pour moi, et j'en garderais un souvenir impérissable dans ma mémoire. J'espère que, si elles lisent cette page, elles entreront en contact avec moi, j'aimerais tellement les revoir et les présenter à Ma Belle Angèle.

Je suis aussi en contact avec Caroline et Pierre Louis, espérant qu'un jour, il passe par ici, des gens très inspirant, définitivement inspirant.

Avant mon départ du Camping du Mont Jacques cartier, Johanne m'avait référé le nom de 2 employés du Camping Mont Albert, Mlle Cassie et Grégory, donc à mon arrivée a ce camping, j'ai rencontré Gregory, qui m'a indiqué l'emplacement du terrain réservé a la SIA, et je m'y suis installé...Comme un Roi, j'y ai été reçu, ses gens d'une extrême gentillesse, et d'un professionnalisme exemplaire, il faut dire que Johanne avait préparé mon entrée, j'étais, pour tous ses employés, Le Petit Monsieur de la SIA.

Je tiens à remercier Alex du camping du Lac Cascapédia, qui a apporté ma petite pensée à Caroline et et Pierre Louis qui y était campé, je me souviendrais toujours de son petit clin d'oeil lorsqu'il m'a dit * Monsieur Brisebois, soyez assuré que votre colis va se rendre à destination*, un bien bon gars, avenant lui aussi. Et aussi Régis, du Camping du Mont Albert qui m'a apporté 3 grosses brassées de bois pour me faire un feu le soir.

Un soir que j'étais au camping du Mont Albert, une petite tente était installé tout a coté de la mienne, une jeune fille de 19 ans, d'Ahunstic, Montréal, est arrivé tard en soirée a sa tente, elle était partit de Matapédia le 23 juillet et faisait le sentier de la SIA, seule, elle a trouvé les repères sur le sentier assez ordinaire. J'ai eu une belle jasette avec Noémie, et avec Alexandra qui est passé faire sa tournée, on a placoté tous les 3 une bonne demi-heure. J'ai déjeuné avec Noémie le matin avant son départ, une jeune fille bien brave et courageuse, elle faisait le sentier parce qu'elle commence son université cette année , elle s'en va en médecine pour les 9 prochaines années et était consciente que c'était le bon moment pour faire cette grande randonnée, car les vacances, pour elle, ce ne sera pas avant un bon bout, toute une personne, je l'ai bien envié lorsqu'elle a mis son sac à dos, et est parti pour continuer son rêve.

Tout a coté de mon emplacement de camping il y avait un cyclo-touriste, Gabriel de son nom, un jeune homme bien gentil de Lévis, si je me souviens bien, un chic type, comme on dit par chez nous.

Bon je vous reviens plus tard, et je vous met des photos suite a ce message...

Merci de me lire.

Richard, Le Petit Marcheur, alias Le petit Monsieur de la SIA.

lundi 27 août 2018

La suite

Lundi, le 27 août 2018

La suite

Donc je suis sur le chemin du retour, je dois passer à Grande Vallée, récupérer une boite de ravitaillement que j'y avais laissé quelques jours auparavant au bureau de poste. Et une autre au Mont St-Pierre, au bureau de poste aussi.
Mais à chaque fois que je le peux je téléphone à Angèle et je lui fais part de ma déception, celle ci, à plusieurs reprises, me dit que tant qu'a être rendu en Gaspésie, avec toutes les dépenses reliées à cette aventure, je devrais en profiter et visiter les alentours, mais ma rage et ma déception m'aveugle, et je veux juste retourner chez moi...
Donc je ramasse mon colis au Mont St-Pierre, et je passe tout droit au chemin qui mène au Parc de la Gaspésie, qui avec ma passe et mon passeport de la SIA, me donne accès a des privilèges, donc je ne comprends pas trop la portée. Je passe tout droit a cette intersection et continue mon chemin, mais une petite voix me dit d'aller voir de quoi cela a l'air, je fais demi tour, parcours quelques 30 km dans un chemin de gravier et arrive au camping du Mont Jacques Cartier, tellement contrarié et déçu que cela parait possiblement dans mon visage. La dame à l’accueil, Johanne, perçoit ma désorientation et me dit, vous semblez perdu Monsieur, de lui dire PERDU! vous dites? Et je lui raconte ma mésaventure.

Johanne me dit qu'en effet j'ai droit au camping sur les terrains réservés au randonneur de la SIA, et me dit que je peux m'y installer, ce que je fais, enfin un petit espoir apparaît à l'horizon...Je ne serais pas venu en Gaspésie pour rien.

À la fin de son quart de travail, vers 18.00 heure Johanne passe a mon terrain et me dit de passer la voir le lendemain matin et qu'elle me préparera une passe pour l'autobus qui amène les gens au pied du Mont Jacques Cartier. Elle est bien gentille cette Johanne. Le lendemain matin je passe la voir et je vais faire la montée du Mont Jacques Cartier, une partie en autobus et le reste à pied, enfin je suis dans un sentier bien balisé, sans aucune inquiétude. Une bien belle randonnée et un beau spectacle à couper le souffle, en fait on traverse 3 climats en montant et en haut c'est la toundra, aucun arbre, que des roches et le sol est gelé en permanence à des centaines de pieds sous terre, assez impressionnant je dois dire, et en prime des caribous au loin. Une bien belle journée qui me donne enfin le goût de rester quelques temps en Gaspésie.

À mon retour de cette randonnée, je m'étends dans ma tente et je dors plus de 3 heures de suite, je suis très fatigué et les nerfs se relâchent. Pendant ce temps, Johanne, qui n'a pas eu connaissance de mon retour de la montagne s'inquiète, elle vient au camping mais ne regarde pas dans la tente et crois que je ne suis pas revenu, elle reviens à la fin de son quart de travail et constate que je sommeil, elle laisse sur ma table de pique nique, un guide des sentiers au alentour , les sentiers faciles et intermédiaires, et même un sentier qui n'est pas dans le Parc de Gaspésie, j'en ai les larmes au yeux, seul assis a la table, dépassé par tant de bonté et de compassion.

C'est à partir de ce moment que je suis devenu *Le petit Monsieur de la SIA* pour la SEPAQ du Parc de la Gaspésie, ce surnom a fait le tour des employés du Parc.

Richard, le petit marcheur, alias Le petit Monsieur de la SIA

dimanche 26 août 2018

Dans ma tête, mon expédition est foutu

Dimanche le 26 août 2018

Bon, enfin, j'ai un peu de temps pour écrire, c'est que depuis plus d'une semaine, Angèle et moi sommes occupés a faire notre bois de chauffage à la maison, on devrait avoir la paix de ce coté jusqu'en 2022.

Je reviens sur mon périple, en effet, lorsque je constate que faire le sentier de la SIA semble risqué, a cause de la mauvaise signalisation et mon problème de santé, et comme par hasard, j'ai dans mon sac à dos l'horaire des bus Orleans Express, que j'avais gardé avec moi pour allumer un feu, je consulte celui-ci et je vois que si je reviens à Matapédia, je n'aurais qu'à attendre environ 90 minutes pour le bus qui me ramènera à Gaspé, pour aller chercher mon camion. Mais je ne suis pas trop de bonne humeur, partagé entre rage et découragement.

Donc je prends le bus pour le retour, il y a beaucoup de gens dans le bus, et beaucoup de bruit, et je ne suis pas patient en plus, 6 heures de bus dans ses conditions, hum! hum!

Mais à mesure que l'on s'approche de Gaspé le bus se vide, et le dernier 2 heures je suis pratiquement seul avec le chauffeur, Michel, de son nom, un jeune de 26 ans, fort sympathique, qui conduit un bus, comme son grand père, qu'il n'a pas connu mais dont il a vu plusieurs photos de celui-ci posé près d'autobus Voyageur, ce qui lui a donné la direction de sa vie de travail. Une bien belle jasette avec Michel, qui m'a donné la chance de ventilé ma rage et d'avoir un bel échange sur les choses importantes de la vie, ce jeune homme m'a donné un autre façon de voir ma situation.

Bon, il est près de minuit, c'est les vacances de la construction au Québec, pas de place au motel où est mon camion, et un peu tard pour me trouver un camping, je me résigne à coucher dans la boite de camion dans la cour du CEGEP de Gaspé, j'y est passé une bonne nuit finalement, comme je l'avais fait quelques nuits auparavant à mon arrivé à Gaspé après avoir fait le tour de mes dépôts de ravitaillement pendant 2 jours.

Le lendemain, je dois trouver un endroit pour faire réparer les freins sur le camion, en effet ceux ci ont bien chauffé sur la cote de la Gaspésie, dans les montagnes russes le long du fleuve. A Rivière au Renard, je trouve un garagiste bien sympathique et sa conjointe, Martin et Sonia, il commande les pièces pour réparer le camion, et il sera prêt le lendemain, je remercie Rodrigue, le mécanicien très compréhensif de ma situation et qui active la réparation, on est un vendredi, je ne veux pas passer ma fin de semaine dans ce petit village. Je suis toujours enragé et découragé, ou plutôt très déçu de la tournure de ce voyage, mais de rencontrer des gens aussi sympathiques, adoucit ma peine et m'occupe l'esprit.

Je ne savais pas, a ce moment là, mais c'était le début d'un merveilleux voyage...

La suite bientôt.

Richard, le petit marcheur

dimanche 19 août 2018

Explication pour l'abandon de ma marche.

Dimanche, le 18 août 2018

Bonjour,

il y a 2 raisons pour lesquelles je n'ai pas fais le sentier SIA comme prévu, en effet les infrastructures de la SIA sont en très mauvaise état, pour ne pas parler de la signalisation manquante. Aux premiers contacts avec la SIA, on m'avait dit que les balises étaient en bonne état et que l'on voyait toujours 2 balises en même temps, ce qui est complètement faux, sur le sentier des chutes Hélène, j'ai compté plus de 1400 pieds entre 2 bornes, et ce en forêt et en montagnes, la moyenne est de 400 pieds. Il y a des pancartes qui indiquent la direction à prendre mais celle-ci sont simplement appuyées sur des arbres ou des structures de la SIA, je vous dit que j'espérais qu'elle soit appuyer sur le bon coté, et qu'elles indiquent la bonne direction a suivre, ce qui, en premier lieu, a mis un gros doute sur la sécurité...Ma sécurité.

Quand tu marches avec un sac à dos de plus de 30 livres, tu ne veux pas faire des km en trop dans la mauvaise direction et devoir revenir sur tes pas, ce qui n'avance pas ta journée de marche.

Pour avoir discuté avec des gens qui marchent la SIA, tous sont d'accord pour dire que les indications de sentier sont déficientes, il y a des bornes illisibles, presque invisibles par bout, elles doivent dater de bien longtemps.

Bien sûr, en début de sentier elles semblent presque neuves, mais ce n'est pas le cas lorsque l'on s'enfonce dans la forêt.

Donc, pour ma sécurité j'ai décidé de ne pas faire La SIA, pas dans son état actuelle.

Vous savez, quand il y a un lean-to (petite abri a 3 cotées et un toit) juché a plus de 6 pieds sur des piliers et que l'escalier qui devrait en facilité l'accès sert de de soutènement pour un toilette quelques 100 pieds plus loin cela ne donne pas trop confiance en ce qui est en avant, des dizaines de km dans la forêt.

Donc pour cette raison et une autre raison concernant ma santé, j'ai dû me résigner a ne pas réaliser ce rêve de plus de 6 ans.

Avec l'aide de Mon Angèle, bien que j'étais bien découragé de ne pas pouvoir faire ce sentier, je me suis reviré de bord et changé mon but de cette randonnée.

Comme le passeport de la SIA me donne le droit de camper sur les sites de la SEPAQ, j'en ai profité pour me balader dans les sentiers de celle-ci, qui sont très bien balisés contrairement à ceux de la SIA.

Je vous reviens avec des photos et plus de texte dans pas long.

Richard ( le petit Monsieur de la SIA, comme m'ont surnommé les employés de la SEPAQ)
Dimanche, le 19 août 2018

Bonjour la Gang,

je ne vous ai pas oublié, je suis à récupérer mes energies, j'ai perdu 13 livres dans ce petit périple, et je dort parfois 16 heures par jour. Je vous reviens avec plus de détails bientôt.

A plus...

Richard

lundi 23 juillet 2018

23 juillet 2018

Voici les fruits déshydratés en photo après 6 heures de déshydratation. Ananas, pommes et fraises.



Merci

Richard

dimanche 22 juillet 2018

Ca sent la *trail*

Dimanche le 22 juillet 2018

Bonjour.

Bon, la déshydratation de la bouffe est commencé, Angèle et moi on a commencé par le dessert. Fraises et ananas, pour mettre dans mon gruau le matin ou pour déguster en marchant. On en a pour toute la semaine à déshydraté de la bouffe, 90 repas en tout.


Hier, nous avons eu, le groupe de Gérer le Cancer au Masculin et moi, ainsi que les conjointes, un souper rencontre pour fêter mon expédition, un bien beau moments, il faisait beau et chaud, on a mangé dehors, une tablée de 16 personnes, tout un plaisir. Même Alexandre, le fils d'Angèle, était des nôtres, il faut que je vous dise, Alexandre est d'une grande aide dans mon projet, il me conseille beaucoup et m'aide dans la logistique et l'équipement, il facilite, et de beaucoup cette expédition. Merci Alexandre.

Pour l'expédition j'aurais le bidule qui se nomme *Le Spot*, celui ci, a chaque heure donnera ma position sur le net lorsque je me déplacerais, une sécurité de plus pour moi et mes proches, et j'ai même un bouton pour les urgences, au cas ou. Si vous me faites parvenir votre adresse courriel, je vous mettrais sur la liste de diffusion, il y a une limite de 50 abonnés.

Bon, sur ce je vous laisse.

Richard (*le petit marcheur*, sur Facebook)

samedi 7 juillet 2018

Des petites nouvelles...

Samedi, le 7 juillet 2018

Enfin, un peu de temps pour moi...Pour vous....

Aujourd'hui j'ai fini le toit du garage avec des amis Rolland et Francois, du groupe Gérer le Cancer au Masculin de Gatineau ainsi que Guy, mon ami de longue date. Comme je ne suis pas allé à la rencontre d'hier, ses deux bons amis sont venus me donner de leur temps, plusieurs heures aujourd'hui. Guy m'a donné plusieurs jours cette semaine, parce que, depuis quelques jours, à cause de la canicule que nous avons subi ici, des jours +45 celsius avec l'humidité, j'ai réalisé que mon système prend beaucoup d'énergie à combatte cette chaleur, et que mon gauge a énergie baissait assez vite, j'ai dû me résigner à réduire mes ardeurs, et composer avec cette chaleur. Une sorte de résilience.

La résilience est sûrement la plus belle qualité que les cancers m'ont apportés, j'ai appris a plus me mouler, me plier aux inconvénients, aux zig-zag de la vie. J'aurais bien aimé apprendre cela avant.

Je crois que lorsque on vit de graves et grandes choses dans la vie, on peut en retirer beaucoup, beaucoup plus que ce que l'on vit. Je me fesais la réflexion, aujourd'hui, qu'il y a des gens que j'aurais aimé rencontrer bien avant ses derniers mois, ses dernières années. Ma vie, ma vision de celle ci aurait été bien différente que celle qu'elle a été. Au final, il aurait été bien plus pire (comme dirait Yvon Deschamps), bien plus pire, de ne pas les connaître. Comme je me plaît a le dire souvent, JE SUIS UN HOMME CHANCEUX.

Mercredi dernier j'avais organisé un souper au resto, pour un membre du groupe qui était de passage à Gatineau pour passer un scan, il est originaire de mon coin de pays, l'Abitibi. Stephan est son nom, tout un homme, tout une personnalité. Après des années de combat contre des cancers, il serait en fin de vie, selon la médecine, mais si vous pouviez voir l'énergie que ce gars a, l'énergie qu'il dégage. Sa force a beaucoup impressionné tous les membres du groupe présent, et moi le premier. Stephan est sur tous les fronts, radio, journaux, réseaux sociaux, a réclamer des soins pas seulement pour lui, mais tous les gens qui ont le cancer, un bien vaillant guerrier (comme me dirait une bonne amie).

Avant son retour en Abitibi, Stephan a fait un arrêt chez moi, nous avons eu une belle discussion, comme je les aime. J'y repenserais sûrement lors de ma marche.

Parlant de marche, pas trop de pratique de ce temps ci, le garage presse, mais monter et descendre dans une échelle, dans une escabeau, de ramper dans les chevrons, et souvent avec des choses plus pesantes dans les mains que mon sac à dos, cela doit compter un petit peu pour mes exercices manquantes de ce temps ci.

Cette semaine, je retourne à Québec, je vais aller chercher Mon Angèle, elle joue à la grand-maman depuis ques jours maintenant avec Maxime, et je dois aller rencontrer ce petit fils collatéral, j'ai bien hâte de le voir en vrai, bien qu'Angèle me fasse parvenir des photos à tous les jours. Cela devrait être mardi ou mercredi de cette semaine, un aller-retour, car les jours avant mon départ sont décompté, une vingtaine environ, je suis bien fébrile.

Ayant une page Facebook, sous le titre *LE PETIT MARCHEUR*, je reçois plein d'encouragements d'amis, de ma famille et d'étrangers aussi, cela est bien motivant pour moi.

Au sujet, des dons à ma cause, qui peuvent être fait sur la page Facebook de Gérer le Cancer au Masculin, dont voici le lien.

https://www.facebook.com/canceraumasculin

Pour les dons, voici le lien

http://www.gerercancermasculin.com/wp/donation/

Je dois cependant vous dire que je déteste demander, quémander, et ce, au plus haut point. Mais, si cette grande marche de 650 km peut donner de l'espoir qu'a 1 personne, cela n'aura pas été en vain, du moins par pour moi.

Si cette marche peut convaincre, ne serait 1 personne que le cancer ne veut pas dire la mort, ce ne sera pas en vain, et peut-être cela convaincra cette personne a se retrousser les manches et à foncer vers la guérison, bien m'en fera.

Une façon que je vois ses dons serait que les personnes qui le veulent, s'engagent à donner quelques sous du km, je crois, si je ne me trompe, que tous les dons de plus de $20.00 ont droit à un reçu pour leur impôt.

Mais l'idée est que si je marche, pour quelques sous, ou dollars du km ce sera une grande source de motivation pour moi lors des moments de découragements, devant la longueur du parcours, ses embûches, ses montagnes, ses rivières et torrents, et qui rendront cette expédition beaucoup plus motivante.

J'invite donc, mes amis, ma famille, même les étrangers, qui croient à cette cause qu'est de combattre ce foutu cancer qui change tellement de vie dans votre entourage de m'appuyer dans mon rêve.

A noter que tous ses dons ne viennent pas à moi, et ce d'aucune façon mais vraiment à cette organisme, et qu'il n'y a aucun frais de gestion collecté par GÉRER LE CANCER AU MASCULIN DE GATINEAU.

En mon nom, ainsi qu'au nom de GÉRER LE CANCER AU MASCULIN, je vous remercie de votre grande GÉNÉROSITÉ.

MERCI DE ME LIRE, MERCI DE ME SUIVRE, MERCI DE NOUS ENCOURAGEZ.

Je vous reviens bientôt avec mes nouveaux pas.

Richard Brisebois

samedi 23 juin 2018

Bon matin

23 juin 2018

Bon matin, ça fais un bout je n'étais pas passé par ici.

Bien du nouveau...

Je me concentre toujours sur ma GROSSE grimace au cancer, je marche moins cependant. Je suis très occupé a construire le garage, j'ai beaucoup d'aide de mes bons amis, le plancher de ciment est fait, et les murs sont debout, ne reste que le toit a faire pour me mettre a l'abri.

Je suis allé porter Angèle a Québec la semaine dernière, Émilie, sa fille a accouchée d'un BEAU petit garçon, Maxim. Je suis donc collatéralement grand-père, et je me promet bien d'en profiter au maximum. Bien que je sois déjà grand-père, ce sera une première pour moi en fait. Angèle sera a Québec pour encore quelques semaines.

Bon, pour ma randonnée, je suis un peu sur le *hold*, par contre j'ai rencontré mon urologue cette semaine, et le cancer n'est pas revenu, on ne peut pas parler de rémission dans mon cas, mais au moins les traitements sont retardés, du moins jusqu'à octobre. Je partirais avec un cancer de moins dans mes bagages, je serais plus léger. Beaucoup, beaucoup, beaucoup, plus léger.

Le groupe de Gérer le Cancer au Masculin de Gatineau m'appuie beaucoup dans mon projet, ils se sont procuré le petit bidule LE SPOT, ainsi ils pourront me suivre dans ma grande marche, et cela sécurisera beaucoup de gens autour de moi, ainsi que moi, bien entendu...

Comme je fais cette randonnée pour faire des grimaces aux cancers (2) que j'ai eu, et aussi, et surtout, un défi personnel que je remets depuis 6 ans maintenant a cause de mon état de santé, j'en profiterai pour amasser des $$$$ pour le cancer. Les gars du groupe vont s'occuper de ses détails, moi je suis bien occupé avec la logistique.

J'ai pas mal tout ce qu'il me faut pour cette grande marche, il me manque que la lampe frontale, le dictaphone, et quelques petites autres choses. Je devrais acheter mon passeport ($400.00) pour le sentier avec mon premier chèque de ma pension de vieillesse dans quelques jours, Hi! Hi! J'y vais sur le bras du gouvernement (joke).

Comme je clavarde avec une Madame de Gaspé sur le net depuis quelques semaines, je vais possiblement laisser mon camion a la fin du sentier, cette dame m'a offert de le laisser chez elle pour le mois et demi que durera ce voyage, elle m'a même offert de venir me reconduire jusqu'au début du sentier, quelques 5 heures de route pour l'aller seulement. En elle, je reconnais la gentillesse des gens de la Gaspésie que j'ai découvert en 2006.

Depuis quelques heures je erre sur youtube pour me trouver une chanson thème pour me *booster* sur le sentier et qui est représentative de la raison et le profondeur de cette expédition. J'ai trouvé celle-ci, une *tune* qui date de plus de 50 ans mais vraiment appropriée, la voici:

https://www.youtube.com/watch?v=1OyM-pCMKYs

Une *tune* de Joe Cocker, un grand chanteur que je suit depuis toutes ses années.

Dans mes bagages, je transporterais beaucoup de gens, en fait une quarantaine, des gens qui sont partis, trop tôt, en fait, mais qui m'accompagneront tout au long, je vais me concentrer sur une de ses nombreuses personnes a chaque jour et me rappeler les bons souvenirs que j'ai eu avec tous ses gens tout au long de ma vie, et ils me pousseront sûrement dans le derrière pour m'aider a avancer...

Je dois avouer, que depuis la rencontre d'hier avec le groupe Gérer le Cancer au Masculin, je suis fébrile, j'ai hâte d,être au début du sentier et de penser a tous ses grands guerriers qui combattent ou ont combattus le cancer. Je fais cette marche pour moi, mais aussi pour vous les *Boys*.

Bon assez jasé ce matin

Bonne St-Jean a tous.

samedi 2 juin 2018

Un petit bout difficile...

2 juin 2018

Une journée bien difficile aujourd'hui, en fait aucun rapport avec ma marche, mais un peu tout de même.

En effet, ce matin j'ai appris la fin d'un dur combat contre le cancer d'un de mes bons amis, Alain.

Je connais Alain depuis 2013, nous étions dans le groupe Gérer le Cancer au Masculin ensemble. Je me souviens lors de notre première rencontre, il nous avait fait part que les médecins ne lui donnaient que 6 mois à vivre. Il a fait mentir les statistiques, et de beaucoup, de plus de 4 ans, mais j'ai vu Alain, tout au long de ses années affronter le cancer avec une résilience incroyable, c'était un gars très positif, un gars familiale et un fervent amateur de camping.

Nous tous, du groupe, avons eu une rencontre avec lui au début avril, une rencontre mémorable pour nous tous. Alain a laissé un empreinte profonde dans la mémoire de chacun de nous. Vous savez , les gens, qui vous laisse une impression spéciale dans votre vie, Alain était de ceux là.

Je me souviens l'an dernier, lors d'un souper au resto avec lui et Gislain comme je me trouvais bien chanceux d'être là, avec eux, un bien beau souvenir, il était bien.

Alain, je t'emporterais dans mon sac à dos, et on va avoir de belles jasettes ensemble, sur le sentier de la SIA et tu pourras m'encourager et me protéger.

Merci Alain.

Richard (LE Richard)

lundi 7 mai 2018

Ca y est je l'ai!!! J'ai 65 ans depuis mardi dernier...

En effet j'ai 65 ans depuis 1 semaine, chiffre magique, je suis libre, libre de faire ce que je veux, quand je le veux, et comme je veux...Je ne travaille plus (ça fait un bon bout cependant) mais reste que je ressent une sorte de libération, un genre d'étape dans ma vie. Dans ma génération, on rêve de cet âge depuis les années 70, et enfin j'y suis. Pas dans mon meilleur état mais tout de même j'y suis arrivé...Dans mon cas c'est tout un exploit... Mardi dernier, j'ai fêté mon anniversaire avec mes vieux amis, parce qu'ils sont plus vieux que moi, mais tous, sont dans ma vie depuis plus de 20 ans, des gens que je connais depuis que je suis en Outaouais, depuis 1991. Je travaille toujours sur mon expédition, aujourd'hui, je me suis procuré un manteau chaud, confortable mais surtout léger, avec capuchon, pour les bouts du sentier qui seront plus frais. Angèle m'a donné des pantalons décapotables et un t-shirt ultra léger qui séchera rapidement, avec aération sur les cotés, pour mon anniversaire . Bien que j'avais acheté un set de gamelles (chaudron, poêlon, et ustensiles) chez Sail (magasin spécialisé de mon coin) quelques semaines passées, je m'en suis procuré un autre aujourd'hui, un peu plus complet et plus gros sans être plus pesant à porter dans mon sac à dos. J'essaie de diminuer le plus possible le poids de celui-ci. La semaine dernière j'ai marché quelques 4 km avec 22 livres sur le dos, dans mon coin de pays dans la forêt derrière chez moi, mais le terrain était très détrempé, et il y avait encore un peu de glace et de la neige. Je me suis aussi acheter des bons bâtons de marche, ainsi qu'un sac de couchage pesant un peu mois de 2 livres. Un camel-pack (sac pour apporter de l'eau dans mon sac à dos, avec un tuyau qui passe sur mon épaule, que je peux porter a ma bouche pour boire en route sur le sentier) de 2 litres pour le sac à dos. Il me reste le filtreur pour l'eau a me trouver, ainsi que quelques articles divers pour compléter le sac à dos...Je me suis procurer un enregistreur de la voix (dictaphone), ainsi plutôt que d'écrire toutes mes pensées et réflexions, je les dicterais en marchant, de cette façon je pourrais en oublier moins et compléter ce blog en chemin et a mon retour. J'y arriverais *tranquillement mais sûrement*, comme ils disent. Bon il se fait tard, je vous reviens plus tard. Bonne nuit. Richard

lundi 30 avril 2018

La guerre des onces et des grammes

Bonjour. Depuis plus d'un mois je suis en guerre avec les onces et les grammes, je pèse tout, tout, tout, tout. De la canne de sardines jusqu’à mes bas, mes manteaux, mes gilets, le spaghetti, les biscuits soda, la tente, le sac de couchage, même les batteries, etc. Je dois minimiser le poids, le plus possible...Je prends des notes, pèse, soupèse, repèse, dépèse (c'est tu un mot ça) j'enlève les emballages, sacs de plastiques, etc... Et les calories! Je les cherche, le plus grand nombre possible, le plus gros chiffre, mais aussi le poids, je cherche le plus nourrissant et le moins encombrant, comme exemple, les nouilles, légère et riche, comment les apprêter sur le chemin...Comment en manger souvent sans avoir l'impression que j'en mange toute temps, tout un défi, toute une logistique. Comme je le dis, le poids est un ennemi, je dois trouver plus d'une application à une chose, genre, mes crocs, pour traverser les rivières à gué, et elle me permettrons de me départir de mes bottes de randonnée à la fin de la journée, mais je dois les attacher à mes pieds pour ne pas les perdent dans l'eau, les attacher? Avec quoi?, une cordon? Comment ça pèse un cordon. Je vais faire des trous dans le manche de ma brosse à dent, pourquoi? Pour la rendre moins lourde. Ma cuillère, mon couteau et ma fourchette aussi, mon peigne passera par là aussi. Un gramme c'est un gramme! Donc, pas de superflu, pas de pepsi, pas de bonbons, pas de chocolat et pas de gâterie, c'est pesant...C'est pas bon pour ma santé, ni pour mon sac à dos. J'ai des compromis à faire, la caméra d'Angèle pèse la moitié de la mienne. Des bobettes bikini pèse moins que des boxers. Pas de confort, que du pratique et léger... La bouffe, des expériences à faire, Alexandre, le fils d'Angèle, m'a passé son déshydrateur, je dois essayer de déshydrater des aliments que je mange à tous les jours, pour voir si cela fonctionne, si c'est bon, si c'est mangeable sur le chemin. Viande, sauce a spaghetti, légumes, fruits. Quel espace cela prend dans le sac a dos, le poids, la quantité??? Imaginer 90 barres tendres, pour la marche au complet...Hum! où je mets ça? Le sac à dos, ça marche au litres, le mien c'est un 65 litres (LOWE Alpine Atlas 65 litres, avec suspension ajustable Axiom), pas dans les plus gros, mais loin d'être un petit sac à dos. Son poids? 5 livres et 4 onces. Bon, j'ai encore rien dedans et il pèse déjà 5 livres 4 onces. J'aurais celui ci plein à craquer, sur mon dos, pendant 45 jours, a raison de 8 a 12 heures par jour, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il fasse plus de 30 degrés celsius, au soleil, dans les branches, dans les montées, et les descentes. J'espère de l'alléger au alentour de 30 livres, mais lors des ravitaillements il sera plus près du 40 livres, et je dois sortir mes poubelles du bois, mes emballages, mes sacs et cannes vides. Que de questions...Aussi simple que de savoir combien de jour dure un rouleau de papier de toilette, vous savez ça pèse 5 onces du papier de toilette, combien j'en apporte? Est ce que j'enlève le carton du rouleau à l'intérieur? Je le déroule à la maison et je le roule plus serré? Espace et poids, comme disent les anglais *THAT'S THE QUESTION*. Je vous reviens un peu plus tard. Bonne lecture. Richard.

Photo prise aujourd'hui, avec mon équipement.

samedi 28 avril 2018

Grimaces au Cancer

Bonjour, Encore un autre blog, j'en ai quelques uns a mon actif, sur la pêche, les confluences, quelques voyages dans le sud, et même un sur la bataille que j'ai mené contre le cancer en 2012-2013, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Pourquoi grimaces au pluriel? Parce que je prévois lui en faire plusieurs. Je suis en rémission du cancer des ganglions que depuis environ 3 semaines, mais depuis septembre dernier je combat un autre cancer, celui de la vessie. Cependant, comme celui ci est récurent, je sais d'ores et déjà que je le combattrais le restant de mes jours, possiblement à coup de chimio ciblées a tous les 6 mois, comme l'automne dernier. Ces traitements ne sont pas trop dur sur mon corps, mais combien désagréable à subir, les effets secondaires sont principalement un mal au ventre qui persiste plus de 2 semaines après le dernier traitement... Comme j'ai su que ce cancer était en place l'été dernier et que les traitements devaient commencer en septembre 2017, je suis allé en Gaspésie, un coin que j'aime beaucoup, je suis allé voir les chutes Hélène, avec mon bon ami Jean, a qui j'ai fais découvrir celle-ci. Jean est un habitué de la marche mais plutôt en genre pèlerinage sur le bords des routes ou sur les pistes cyclables, et Jean fait cette activité depuis plusieurs années, il a 73 ans maintenant et il continue encore. A tous les matins il marche entre 10 et 20 kilomètres, disons que c'est un petit vieux en forme. Donc, lors de notre périple en Gaspésie, nous avons rencontré un gars de France, il se nomme Pierre, en fait il est de Paris, un gars dans la mi-trentaine, adepte de marche et de course d’endurance en forêt, il était entrain de faire une petite marche, en vitesse accélérée de 650 km, histoire de se réchauffer pour une course d'endurance qui se passait dans Charlevoix quelques semaines plus tard, la course Harricana, si je me souviens bien. Bref, après quelques 6 a 10 minutes de conversation avec Pierre, l'idée de faire ce fameux sentier de la SIA m'est revenue, car lors du diagnostique surprise du cancer de 2012 j'étais à me préparer à faire ce sentier, j'avais même débuter mon blog sous le nom de *mon compostelle Québecois*, que je n'ai pas terminer, vous vous en douter bien. J'avais mis de coté ce voyage, le croyant impossible à faire dans ma condition, mais après avoir jaser avec Jean, on avait convenu de la faire ensemble sur quelques années, nous en avons discuté tout l'automne, Jean et moi. Mais comme l'été 2018 est un été très occupée pour Jean, il fête ses 50 ans de mariage, il ne pourras pas être de l'expédition cette année. Pour ma part, j'étais déjà sur ma lancée de faire ce projet, et comme depuis plus de 6 ans je suis dans *l'urgence de vivre* je ferais ce sentier en solo...Au complet...Cette année. Depuis près de 2 mois je travaille sur la logistique de cette aventure, ce n'est pas une mince affaire, croyez moi. Par bout je serais a des centaines de kilomètres de toute civilisation, livré à moi-même, ne pouvant compter que sur moi et mon équipement. Je me suis procuré un sac à dos de 65 litres, un Lowe Alpine Atlas 65, ce sac devrait suffire a transporter mes besoins essentiels pour ce périple. Ce blog aura un coté technique pour les adeptes du *trekking* mais aussi un coté humain et une prise de conscience personnelle au fil des km parcourus. Au départ, tout comme 6 ans passés, ce défi en est un personnel, mais a cela c'est ajouté une nouvelle dimension, en effet, depuis plus de 5 ans maintenant, je fais parti d'un groupe qui se nomme *Gérer le Cancer au Masculin* dans ma région, en Outaouais, au Québec, et tant qu'a marché cette distance, aussi bien joindre l'utile a l'agréable, donc j'en profiterai pour amasser des sous pour cet organisme. Depuis que j'en fais parti, j'y ai rencontré plusieurs hommes qui combatte cette terrible maladie qu'est la cancer, tous de vaillants guerriers, mais tout au long de ses 5 ans plusieurs sont tombés au combat et j'apporterai leurs mémoires dans mes bagages. Je vous en reparlerai en route, sur la route. Présentement, je passe des heures et des heures sur le net, a regarder tout les blogs, vidéos et articles qui parlent de ce sentier, je contacte plusieurs de ses auteurs à l’affût de conseils et de directives, entre autres je suis en contact avec 2 jeunes filles qui ont fait ce sentier en septembre et octobre dernier, Marie et Stéphanie, que j'ai surnommé *Les Courageuses*, elles sont âgées de 23 et 24 ans, si je me souviens bien. Les Courageuses ont une page sur Facebook, sous le nom *Une petite marche de 650 km*, à lire...Ainsi qu'un grand marcheur du nom de PAPPY Y, facile a trouver sur YouTube, sous le thème de SIA. Pierre-Yves est un gars de Trois-Rivières, et avec plus de 2 heures de vidéo, on a une bonne idée du sentier qu'il a fait en août 2017, une grande source d'information lui aussi. Bon, revenons à nos moutons, donc depuis quelques semaines, avec ma compagne de vie Ma Belle Angèle, nous expérimentons plein de choses coté bouffes, parce que 45 jours de nourriture c'est une grande logistique. Nous sommes, tous les deux, dans les grammes, les onces, les calories, les gras et etc. Tellement qu'à l'épicerie, nous sommes comme 2 petits vieux qui examinent chaque contenant pour savoir les calories et les poids, on doit ressembler à des gens qui veulent acheter le commerce. Alexandre, le fils d’Angèle nous a prêté son déshydrateur pour la nourriture, ainsi on est a expérimenter toute sorte de bouffe pour alléger mon sac a dos. Je prévois 6 ou 7 place de ravitaillements sur ma route, donc j'aurai parfois jusqu’à 10 jours de bouffe sur le dos, en plus de la tente, sac de couchage, linge de rechange, équipements de toilette, eau, outils, etc. Le tout, pesé et soupesé a la fraction d'onces près. Il y a aussi le linge que je devrais porter, comme je monterai sur les plus hauts sommets du Québec, je dois pouvoir me protéger de la pluie, du vent, du soleil et peut-être même de la neige, même si je prévois faire le sentier du 1 aout jusqu'a la mi-septembre il est fort possible qu'il y ai de la neige du dernier hiver. Bon c'est assez pour aujourd'hui, j'ai mis la carte du sentier sur cette page, je vous reviens prochainement. Merci de me lire Richard

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